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Par Fabrice

Une fois de plus, un monde magique se révèle à nos yeux. En effet, la dernière œuvre d'Hayao Miyazaki vient de sortir. Et comme chaque fois, il nous emmène dans un ailleurs féerique.

Cette fois si, nous suivons les aventures de Sophie, une jeune fille victime d'un sortilège que lui lance une sorcière par jalousie. Après de multiples aventures, elle trouvera l'amour sincère & la malédiction sera levée.

Ben oui, je sais, présenté comme ça, c'est stupide. En fait, le Château ambulant est tiré d'un roman pour enfant de Diana Wynne Jones. Et la trame de base est totalement consternante, digne d'un Paulo Coelho, étouffée par une morale de midinette qui veut que l'amour sincère sauve de tout.

Heureusement, Miyazaki a réussi à libérer son film de ce carcan. Une fois de plus, il emmène ses personnages & nous avec à la découverte d'un monde merveilleux. Dans ce film comme dans de nombreux autres, les personnages sont projetés hors de leur quotidien pour être projetés dans un ailleurs qui leur est inconnu, un monde merveilleux, où les étoiles filantes se transforment en lutin, les épouvantails sautillent sur leur unique jambe & les portes n'aboutissent jamais au même endroit. C'est un monde où les adultes ne sont pas vraiment les maîtres, car ils sont trop occupés pour s'y intéresser. Et Miyazaki ne leur prête d'ailleurs pas une grande attention non plus. Il est beaucoup plus attentif à nous décrire toute une galerie de créatures plus merveilleuses les unes que les autres ou les vrais héros de ces histoires, les enfants ou les anciens. Et il nous propose cette fois si les deux en un seul personnage car Sophie, le personnage principal, est une jeune fille transformée en vieillard.

Sans atteindre la maturité de Princesse Mononoké, qui reste le chef-d'œuvre de Miyazaki par sa maturité, Le Château Ambulant corrige avec bonheur une erreur majeure du Voyage de Chihiro, qui était l'application des recettes scénaristique de l'intrigue. Un découpage simpliste & clair, donc standardisé, de l'intrigue avait été préféré au détriment de la vie du film. Heureusement, cette dangereuse direction a été abandonnée et nous retrouvons donc pour notre plus grand plaisir un Miyazaki authentique & sincère, en plus d'être poète.

 

Lundi 17 janvier 2005 1 17 /01 /Jan /2005 00:00
- Publié dans : Pelliculae - Ecrire un commentaire
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