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Par Jean-Yves

L'usage d'être touché de commisération , de former des vœux , de saluer ceux qui éternuent est très ancien ; Eustachius nous apprend que les Grecs le faisaient ; & Pétrone assure que Githon éternua un jour si violemment, qu'il faisait remuer son lit : Eumolpe attendri, recommanda qu'on le saluât, qu'on fit des vœux au Ciel pour son pauvre Githon.

Siffridus nous dit que cette coutume s'introduisit à Rome par une peste, qui se manifestait à l'aine par un bubon , qui était d'une nature si maligne & si cruelle qu'on mourait au moment qu'on y pensait le moins, soit à table, au jeu ou faisant la conversation, & que c'était par l'éternuement, que cette maladie donnait la mort. Il était bien, naturel & bien humain d'invoquer les Dieux dans ce temps-là, lorsque quelqu'un éternuait ; & c'est de là qu'on dit encore aujourd'hui , que Dieu vous bénisse, lorsqu'on éternue.

Il est  des maladies dont le caractère & le symptôme le plus meurtrier paraît être l'éternuement ; il est rapporté dans les Ephémérides d'Allemagne, que le fils d'un Conseiller éternua plus de six mille fois dans l'espace de quelques jours ; qu'étant attaqué d'une fièvre maligne vermineuse, il commença à éternuer le quatrième jour, & à éprouver à chaque instant, des mouvements spasmodiques au nez : ce petit corps fut secoué pendant dix jours de suite,  par ce violent éternuement, & la mort termina au dixième cette maladie comme elle avait commencée.

  •  in Anecdotes de Médecine, imprimé à Lille chez J. B. Henry, imprimeur-libraire sur la grand'Place en 1766 avec Approbation & Privilège du Roi. (Anecdotes CCXXXVI, page 250-251)
    L'orthographe a été partiellement traduite en langue moderne.
Jeudi 16 juin 2005 4 16 /06 /Juin /2005 00:00
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