Partager l'article ! La Dernière Tentation de Kazantzaki: L'ennui avec La Dernière Tentation du Christ, c'est que je ne sais pas si je dois parler de littérature, de ci ...
L'ennui avec La Dernière Tentation du Christ, c'est que je ne sais pas si je dois parler de littérature, de cinéma, ou de musique
Les trois sont intimement liés, bien sûr, et les trois sont des chefs d'uvre. Ils méritent un article chacun.
Le livre de Nikos Kazantzaki, publié au début des années 50, racontant la vie du Christ et de sa Passion, reprend la question dont l'écrivain grec a toujours cherché a trouver la réponse : comment l'Homme peut-il trouver la liberté, ou plutôt, comment peut-il la gagner, s'affranchir de sa position d'esclave ?
« Le sujet principal de toute mon uvre est : le combat de l'homme avec " Dieu ", [sa] lutte acharnée [...] contre les forces toutes-puissantes et ténébreuses qui se trouvent en lui et autour de lui ; l'obstination, la lutte, la ténacité de la petite Étincelle qui tâche de percer et de vaincre l'immense Nuit éternelle. La lutte et l'angoisse pour transformer les ténèbres en lumière, l'esclavage en liberté. » On a presque l'impression d'un écho du Gai Savoir de Nietzsche.
Tentative de décrire la source de sa foi, c'est bien de lutte dont parle la Dernière Tentation (le titre original) ; la lutte dans ce Christ si proche, entre l'humain et le divin en lui, la lutte contre le doute et l'orgueil, la lutte pour l'exigence envers soi-même, la lutte contre la peur du choix : celui de la Croix, symbole de la rédemption, de la recherche de bonheur, de l'accomplissement.
La tombe de Kazantzaki, ne comporte ni nom, ni date, juste une épitaphe :
Je n'espère plus rien
Je ne crains rien
Je suis libre ...
« La dualité du Christ, l'ardent désir de l'homme, si humain, si surhumain, d'atteindre Dieu a toujours été pour moi un mystère aussi profond qu'insondable. Depuis l'enfance, ma plus grande souffrance, toutes mes joies et mes peines trouvent leur source dans la lutte incessante et sans merci entre l'esprit et le corps. Et mon âme est l'arène d'un combat que se livrent deux armées »
(Nikos Kazantzaki, La dernière Tentation du Christ)
Articles liés :
Derniers Commentaires