Partager l'article ! Londres-sur-Tamise: Cité partiellement creusée dans le roc, au pied d'une falaise. Habitée par une tribu de gorilles, qui parlent anglais et se pre ...
Cité partiellement creusée dans le roc, au pied d'une falaise. Habitée par une tribu de gorilles, qui parlent anglais et se prennent pour des personnages historiques du XVIème siècle réincarnés.
Pour atteindre cette cité, on traverse de grands champs de bambous, de céléris et de fruits, dans lesquels les gorilles travaillent à l'aide d'outils rudimentaires. La ville, construite au niveau du sol, est constituée par une série de huttes de bambou circulaires, aux toits de chaume pointus, et de bâtiments rectangulaires, faits de pisé. Au pied de la falaise, le palais royal est un édifice à trois étages avec tours et remparts, qui évoque l'architecture anglaise médiévale.
Le roi, un immense gorille qui se fait appeler Henri VIII, y vit dans une pièce nue, au sol jonché d'herbe sèche, avec cinq femelles baptisées Anne de Clèves, Catherine d'Aragon, Anne Boleyn, etc. D'autres gorilles campent les personnages du prince de Galles, du fameux cardinal Wolsey et de divers courtisans. Un vieux singe velu se nomme Dieu. Des femmes blanches sont quelquefois capturées et deviennent pour un temps la sixième femme de Sa Majesté. Les autres gorilles copulent avec les femmes africaines, que les populations voisines, terrorisées, leur cèdent. Quelques Blancs sont employés comme serviteurs.
Un professeur d'Outre-Manche, né en 1933, est à l'origine de cette étrange communauté. Il réussit en effet à prélever du sérum sur un échantillonnage de personnages historiques. Muni de son précieux liquide, il s'embarqua pour l'Afrique. Là, il en injecta à des gorilles et leur apprit l'anglais. Vers la fin de sa vie, le professeur s'injecta du sérum de jeune singe, et la fameuse créature simiesque que les gorilles appellent Dieu et révèrent comme le chef suprême de leur royaume, n'est autre que lui.
Aujourd'hui, le bruit court que certains personnages très en vue de notre époque ne seraient que des gorilles, métamorphosés par le professeur dans sa jeunesse.
(Inspiré de : Edgar Rice Burroughs, Tarzan and the Lion Man, New York, 1934)
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