Par Alexandre
Au dernier épisode on s'est efforcés d'obtenir le texte en lui-même. Or il est probable que la mise en page sera à refaire, et même dans le cas contraire, pourquoi se priver de ce plaisir ?
Mais déjà, la structure. Ceci inclut le chapitrage, les sections, sous-chapitres, etc. N'oublions pas ici qu'il faut scrupuleusement respecter le travail de l'auteur, sa parole est sacro-sainte. Donc ne pas trop céder à la tentation « d'améliorer » ce qui a été fait, il faut composer avec. C'est un double défi : arriver à respecter la lettre et la forme, tout en essayant d'obtenir le résultat le plus esthétique possible.
Ceci dit rien n'empêche d'ajouter des éléments, comme une préface ou des annexes si elles ne sont pas contraires à l'esprit du texte.
Dans un premier temps définir la structure du texte en lui-même :
- ses parties, et la façon dont elles seront présentées (pleine page blanche, ou juste chapeau incrémenté) et/ou numérotées,
- ses chapitres, numérotation, indexation, éventuel redécoupage (si nécessaire),
- les parties complémentaires :
- prologues, introductions, conclusions (comment les mettre en place ? Comme des chapitres ? Seront-ils isolés ? )
- les addenda et comment les placer, les présenter
- la bibliographie, qui doit répondre à des normes précises,
- la table des matières et la table des illustrations, comment la présenter ? Où la placer (en début ou en fin d'ouvrage, ou un sommaire en début et une table détaillée en fin)
- les notes, point très délicat, si comme moi, on restructure entièrement les notes. Le choix de la numérotation (qui peut englober l'ouvrage entier, recommencer à chaque chapitre ou être indexée par page), le choix de la disposition des notes (en bas de page, en fin de chapitre, rassemblées à la fin du document). Là encore, il y a des règles précises, notamment le système recommandé par l'AFNOR
- l'éventuelle iconographie : comment la placer ? Là aussi de nombreuses contraintes vont apparaître mêlées au texte ? Rassemblées dans un cahier central ? En fin de document comme un annexe ? Ici, ce sont les contraintes techniques les plus fortes, sans anticiper sur la partie qui concerne l'impression, il faut dès maintenant en tenir compte.
- Avant tout, dispose-t-on des images avec une résolution suffisante ? Si la résolution des images n'est pas assez élevée, l'effet de pixellisation à l'impression sera du plus mauvais effet.
- Ensuite, si c'est de la couleur, cela peut poser des problèmes à l'impression. En effet, si l'on imprime les pages de texte seul en noir, et les pages avec des images en couleur, le rendu du noir du texte ne sera pas le même (ne serait-ce que parce que l'imprimeur n'utilisera pas forcément la même machine, notamment dans le cas probable on l'on opte pour de l'impression numérique). Si la solution consiste à tout imprimer en « couleur » (même les pages de texte seul), la qualité du noir pourrait en pâtir. Enfin, le support papier doit être pris en compte. Si l'on opte pour des papiers luxueux, comme c'était mon cas, certains peuvent avoir du grain ou des textures qui auront un impact direct sur le rendu de l'impression de l'image. Eventuellement, dans l'optique de rassembler l'iconographie dans un cahier central, on peut imaginer d'utiliser alors un papier différent, couché ou satiné, voire glacé. Personnellement je trouve cette option affreuse et elle n'a pas sa place dans tous les types d'ouvrages.
De nombreuses recherches à prévoir pour retrouver les normes, les règles à suivre sur ces points qui sont... laborieux...c'est le moins qu'on puisse dire.
Autre tache nécessaire : traquer les fautes, les coquilles du texte original, corriger les fautes de syntaxe et de grammaire (ceci dit c'est un choix...il peut être envisageable de les laisser pour respecter le texte...je dirais que ça dépend du texte, de son contexte et de son origine).
Mardi 7 décembre 2004
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