Da Patetico Code

par Alexandre 23 Mars 2005, 00:00 Libris

Le Code Da Vinci ! 6 millions d'exemplaires, un succès planétaire. Au départ je voulais comprendre ce qui pouvait bien susciter l'engouement autour de ce que je pensais n'être qu'un thriller ésotérique comme les autres. Genre inauguré par le magnifique Pendule de Foucault et perpétué par une foule de parutions allant du simplement pas terrible au très mauvais, en passant par le franchement consternant. Les exemples sont légion : Perez-Reverte et sa Peau du Tambour, Peter Berling et ses Enfants du Graal, Katherine Neuville, Eliette Abécassis (qui de plus se prend tout à fait au sérieux), Christian Jacq (personnage pas très recommandable), etc. une liste exhaustive serait beaucoup trop longue, d'autant que le cinéma a suivi nous offrant un florilège de navets sans précédent (le Tombeau, Stigmata, la 7ème Prophétie, la Fin des Temps, etc.)

Je m'attendais donc à un roman de plus dans cette lignée, efficacement écrit, avec de grosses ficelles, et un prétexte historico-ésoterique tiré par les cheveux avec les bons gros amalgames et raccourcis habituels. Ce bouquin a dépassé toutes mes espérances…

Première surprise, en le commençant. C'est catastrophiquement mal écrit. Et je pèse mes mots. Je n'ai rien contre le style du roman de gare, il y en a de très bons, ou au pire de très efficace ; c'est un style qui a une raison d'être et qui se justifie, Dumas (que j'adore, je le rappelle) l'a amplement prouvé, Stephen King (qui me laisse totalement indifférent) l'a confirmé.

Hélas, pas de ça ici. Le principal argument que l'on m'a présenté sur ce Da Vinci Code c'est qu'il est bien écrit, qu'on est pris par le rythme, entraîné par l'action, c'est efficace et on ne peut pas en décrocher. En somme, il est supposé réunir tous les ingrédients du roman de gare qui lui permettent de tenir son rôle de divertissement. Et bien non, le style arrive réalise l'exploit d'être à la fois télégraphique et maladroit au possible. Dan Brown nous livre des phrases courtes, simples, des chapitres courts, simples, pas trop de mots trop compliqués (sauf quand il faut frimer parce que ça fait partie de l'intrigue – mis on prendra bien soin de l'expliquer), et on tombe dans les poncifs littéraires les plus éculés. Je ne pensais pas qu'aujourd'hui, on pouvait encore faire de telles descriptions, à plus forte raison dans un roman à succès :

« Le professeur Langdon n'est peut être pas considéré comme un canon de beauté à l'instar de certains collègues plus jeunes mais ce quadragénaire ne manque certes ni d'allure, ni de charme. Son charisme naturel est rehaussé par une chaude voix de baryton aussi suave que le miel… » (le héros)

Ou encore :

« Une jeune femme s'avançait vers eux d'un pas souple et assuré. Elle portait un long chandail irlandais beige à grosses côtes sur un caleçon noir qui galbait ses jambes élancées. Son épaisse chevelure auburn tombait naturellement sur ses épaules, encadrant un visage rond et harmonieux, éclairé d'un large sourire….elle incarnait une beauté naturelle et authentique, rayonnant d'aisance et d'énergie. » (l'héroïne)

Qu'ajouter à ça ? C'est presque aussi bien ficelé que du Harlequin.

Les personnages sont plats, voire inexistants (parfaitement accordés aux acteurs qui les incarneront dans le tournage en prévision – Tom Hanks & Co), et le méchant est évidemment un géant albinos. Les répétitions constantes (pour s'assurer que le lecteur a bien compris le point – supposé être malicieux) sont insupportables : une discussion tourne autour du nombre Phi (le fameux Nombre d'Or), outre qu'elle soit bourrée d'inexactitudes, l'auteur nous fait brillamment remarquer que le prénom de l'héroïne au regard vert envoûtant (Sophie) contient ces mêmes lettres. Mais il va le répéter 4 fois en deux paragraphes, allant jusqu'à conclure par un éclatant : « soPHIe » pour bien enfoncer le clou. Rien qu'un exemple, certes, mais si représentatif.

Venons-en maintenant à la structure romanesque. Ah ! Justement un des points forts cités par ceux de ses fans qui passent rapidement sur le fond de l'intrigue (je vais y venir) pour défendre le coté « fiction » et prenant du livre. Là, la succession de ficelles est si grosse qu'on se croirait perdus dans une jungle de cordes à noeuds. Ce qui se veut d'un rythme haletant n'est qu'une suite de rebondissements clownesques dignes d'un James Bond récent. La succession de péripéties confine la plupart du temps au grotesque, l'on a même droit à la fuite dans le jet privé du milliardaire excentrique…

Les gros sabots littéraires ne nous épargnent rien non plus, flash-back sur telle conférence à laquelle a assisté le héros pour nous faire comprendre tel ou tel truc, besoin impérieux de tout expliquer littéralement comme s'il écrivait pour l'américain type jamais sorti de chez lui et incapable de situer l'Europe sur un carte (hein ? non, je l'ai pas dit. Si ? Ah. Bon.) Que l'on ne m'accuse pas de mépriser ses lecteurs. Quand on répète 150 fois la même chose en voulant dire clairement « oh eh ? T'es sur d'avoir bien compris, la ? Bon, j'en suis pas sur, je t'en remets une couche », ça dénote un mépris certain pour les lecteurs auxquels on le destine.

Ah, j'ai failli oublier que c'est un « roman à énigmes » aussi. C'est d'ailleurs ce qui justifie le titre. On fait appel à un génie reconnu pour bien faire comprendre que les énigmes vont être brillantes, ingénieuses, issues de l'esprit complexe et incomparable. Là encore, on se croirait dans le Club des 5. Pour exemple, les trois personnages (deux brillants professeurs et une troublante cryptographe) mettent 4 pages à décrypter un message écrit en miroir (et en anglais bien sûr). Parce que Leonardo écrivait à l'envers bien sûr ! Je vous rassure, nous aurons quand même le droit au souvenir de la visite d'une expo de manuscrits de Da Vinci où l'on apprendra ce fait par un guide complaisant.

Pour finir en beauté, il faut dire un mot sur le fond de l'histoire, qui est souvent le maillon faible de ce genre de littérature. Je n'ai rien contre l'exploitation du filon de la théorie du complot dans un roman. Pas très original, mais efficace quand c'est bien fait.

Ici, deux choses me choquent. La première, les amalgames à répétition et les raccourcis faciles et malhonnêtes. Dan Brown mélange allègrement les genres, on sort des bouts de phrases de leur contexte, on change sans remords des dates, des faits. Le tout bien sûr dans une apparence de « révélation » des plus contestables. Aucun conditionnel, aucune précaution, et Dieu sait que les procédés littéraires qui le permettent sont légion, mais ici, on a plutôt l'inverse : pour justifier d'une pseudo-théorie fumeuse, ou carrément fausse, l'auteur le fait par la bouche d'un « expert » d'une « autorité » qui les présente toujours comme des faits incontestables et « bien connus » (à l'image de l'introduction du livre, qui affirme que les faits sont « avérés »), utilisant la technique bien rodée du « c'est prouvé » (par qui ? quand ?).

Les faits, les dates, et l'Histoire sont joyeusement mélangés, souvent grâce à des anachronismes arrangeants (comme lorsqu'il s'emmêle dans les Conciles) ou voulus. Sans aucune peur du ridicule (les croisades sont le fruit d'un complot pour retrouver le Graal), ou des racolages complaisants (tout est bon pour plaire aux théologiennes féministes américaines), Dan Brown racles les fonds de tiroir, non pas de la Tradition, mais des feuilles de choux modernes à sensation.

Le tout, toujours au premier degré. C'est le principal reproche que je ferais à ce livre. Pas assez subtil pour pouvoir être pris au second degré, il propose une vision unique, à prendre ou à laisser. D'ailleurs, ses fans, parlent souvent de « révélations ».

Deuxième point choquant, ce fameux Prieuré de Sion. Pourquoi ? Vu la structure de son intrigue, il aurait pu choisir les Templiers, les Rose-Croix, ou les 101 Dalmatiens (ah oui, il n'épargne pas Walt Disney non plus, tout est bon à être récupéré). Pourquoi exhumer le Prieuré de Sion ?

Toujours dans son introduction, qu'il intitule « les Faits » (et qui ne s'inscrit pas dans le roman, elle le précède très clairement pour établir qu'il est basé sur des faits incontestables, historiques, et prouvés), il écrit :

«La société secrète du Prieuré de Sion a été fondée en 1099 après la première croisade. On a découvert en 1975, à la Bibliothèque nationale, des parchemins connus sous le nom de "Dossiers secrets", où figurent les noms de certains membres du Prieuré, parmi lesquels on trouve sir Isaac Newton, Botticelli, Victor Hugo et Léonard de Vinci.»

J'en suis resté bouche bée devant tant de culot. Rappelons donc les faits : le Prieuré de Sion, association loi de 1901, crée en 1956 par Pierre Plantard (dont le but premier est de «défendre les droits et la liberté des foyers HLM»). Ce sinistre personnage, pétainiste et ouvertement antisémite n'en était pas à son coup d'essai. Sous l'occupation, il créé des groupes (interdits au juifs, bien évidemment) dont il est la « Majesté druidique ». Avec le Prieuré, il cherche à monter une légende, qu'il va s'échiner à fabriquer de toutes pièces : il s'invente une ascendance royale, remontant à la dynastie des Mérovingiens, dont Plantard est le dernier descendant en ligne directe, bien entendu. Il va jusqu'à faire des faux parchemins pour faire remonter le Prieuré à Godefroi de Bouillon, établit la liste des Grands Maîtres (Da Vinci, Cocteau, etc.), et va jusqu'à déposer ces faux à Bibliothèque Nationale dans les années 60.

D'autres exaltés reprennent ses délires. De Sède d'abord, dans son ouvrage d'une rare rigueur scientifique la Race fabuleuse: extraterrestres et mythologie mérovingienne, et plus tard, dans les années 80, par des anglais qui l'appellent Majesté, et qui publient le best-seller l'Enigme sacrée où ils vont plus loin : cette fois, les mérovingiens (et donc Plantard) descendent directement de Jésus et Marie-Madeleine ! En passant, ils récupèrent aussi les Protocoles des Sages de Sion dont ils affirment l'authenticité, renouant avec les premiers amours de Plantard avec Vichy.

Exactement tous les « faits » dont se sert Dan Brown, il a tout simplement repris Plantard dans le texte. Sans jamais le citer en tant que source, bien entendu (il citera quand même l'Enigme Sacrée comme source sérieuse). Il ne parlera des Plantard que comme les descendants en question, mais obligés de se cacher du Vatican qui cherche à les assassiner…

Un roman ? Qui ne se prétend pas plus ? Citons donc Dan Brown lui-même :

«Dans mon livre, je révèle un secret qui est murmuré depuis des siècles. Je ne l'ai pas inventé. C'est la première fois que ce secret est dévoilé dans un thriller à succès. J'espère sincèrement que "Da Vinci Code" servira à ouvrir aux lecteurs des nouvelles pistes de réflexion.»

 

Ce livre est consternant et grotesque.

 

commentaires

christophe 01/12/2005 22:43

eh bien moi aussi j'ai envie d'apporter ma petite pierre à ... la destruction de l'édifice!quand Dan Brown parle du château de Villette il pourrait relire ses notes, cela lui éviterait d'écrire n'importe quoi. Je cite : " construit en 1668 par Mansart pour le comte d'Aufflay , dans un parc dessiné par Le Notre, on l'appelait le petit Versailles". A croire que l'auteur fait exprès de pas donner un seul renseignement exact : le château a été contruit en 1667 par un architecte dont l'histoire n'a pas retenu le nom pour le comte d'Auffay (et non d'Aufflay).il a peut-être été agrandi par J. Hardouin-Mansart à la fin du XVIIème et Brown confond Mansard avec son neveu. Ne parlons même pas de Le Notre! Enfin le "petit Versailles" - très très petit car il n'y a que 7 fenêtres par niveau en façade - a en fait été comparé pour la distribution intérieure au château de ...Marly! il est vrai que vu des US ...Marly ou Versailles ...

AgnÚs 08/11/2005 19:33

Tu ne peux pas citer Eco et citer tous les autres après... C'est faire injure à Umberto !

Fabrice 07/11/2005 15:26

Vous auriez argumenté en répondant au texte, d'Alex, le débat aurait été intéressant. Malheureusement, votre commentaire tombe a coté. Lisez le, comprennez le & vous constaterez que vos remarques ne concerne pas le texte d'Alexandre.
D'où la désagréable sensation de sens unique & de désacord à priori. Nous critiquons un roman à succès (donc génial) c'est donc que nous faisons preuve de parti pris. Inutile de lire, il suffit juste d'utilisez quelques argument archi rebattus pour porter une estocade qui n'existe que dans votre esprit. Surtout que vous êtes d'accord notament sur la qualité de l'ecriture
Par pitié, évitez les attaques ad hominen. Je ne fais que contestez votre commentaire, évitez d'en tirer des conclusions sur un mepris réel ou supposé. Essayez de faire preuve d'un peu de sang froid & démontrez-moi point par point où j'ai tord, plutôt que de jouer à la victime.

Stéphanie 07/11/2005 15:10

Je vous retourne le compliment :
Quel dommage que vous ne supportiez pas que l'on ne soit pas d'accord davec votre critique ! Si c'est là l'idée de l'ouverture d'esprit et du débat que vous avez tant pis !
Le fait que vous pensiez "parer" à tout montre quel esprit supérieur vous pensez être...quel dommage pour vous que vos propos démontrent le contraire...
Ps : je n'étais pas du tout partie pour vous critiquer mais simplement pout montrer mon désaccord mais visiblement ici le désaccord n'est pas permis : alors :"quel dommage" et tant pis !
Quant à la définition du roman, vous avez besoin d'un bon dictionnaire !

Fabrice 07/11/2005 13:56

C'est bien dommage de ne pouvoir supporter la critique d'un livre sous pretexte que son succès le protège. Relisez le commentaire (ou plutôt lisez le au moins une fois) & vous constaterez que toutes vos attaques ont déjà été anticipé & paré.
Merci de me rappeler ce qu'est un roman, c'est le premier que j'ai lu de ma vie, alors je suis un peu paumé.

Stéphanie 07/11/2005 13:44

Juste pour info "anges et démons" n'est pas la suite du "Da vinci Code", il a été écrit avant.
Et puis, je ne suis pas du tout d'accord avec vous ! Le da vinci Code est un livre que j'ai lu il y a presque trois ans à l'issue d'un voyage en Inde durant lequel je n'avais pas emporté de bouquin en français.
Il m'a été conseillé par un vendeur indien à l'aéroport de Bangalore (autant vous dire pas une lumière littéraire) Je l'ai donc lu en anglais et personne encore en Europe n'en avait fait un tel battage puisque personne non plus n'en avait entendu parler.
Pour le coup, vierge de tout à-priori, j'ai trouvé le livre agréable à lire et je l'ai pris pour ce qu'il était : un ROMAN et non pas une fresque historique avec des détails vérifiés, avérés, certifiés ou autres...
Certes il ne brille pas par sa qualité d'écriture (même en anglais quoiqu'on en dise) mais j'ai cependant dévoré ses 486 pages en queqlues heures avec délectation.

IL existe toute sorte de lectures agréables et chacun peut y trouver son compte, je trouve cependant un peu facile de critiquer un livre et son auteur sous pretexte qu'il a du succès et que çà ne fait pas "in" de lire un auteur à succès !
Oui Dan Brown a écrit un livre plein de contre-vérités, oui il s'est basé sur des théories, des rêves (des uns et des autres) et a déformé de nombreux faits historiques mais alors posez-vous la question : qu'est-ce qu'un roman ? Quand dit-on que quelquechose est "romancé" ?
Et depuis quand plaisir de la lecture rime forcément avec intellectualité et véracité ?

C'est bien dommage de casser du sucre sur le dos d'auteurs parce qu'ils ont trouvé ou exploité un bon filon ! Si je savais et pouvais en faire autant, je n'hésiterais pas une seconde et vous (tous hein et pas seulement l'auteur de ce pamplet "anti-davincicodien"), de quoi êtes-vous capable littérairement parlant ?

Farfouille 17/10/2005 06:45

pfff j'en dis des bêtises, ce n'est pas la tour noire mais la tour sombre ! Et j'ai un "h" qui est resté dans mon clavier ! Le vin Sicilien c'est délicieux mais ça monte à la tête :/

Bon, alors, Castalie de nouveau dans le top 20 OB, ça c'est génial et ça change de certaines horreurs, bientôt de nouveaux articles ?

Farfouille 16/10/2005 22:45

Cyril,
> Premièrement, Alexandre, auteur de cet article, dit adorer Dumas.
> Deuxièmement, le terme "roman de gare" est loin d'être péjoratif, c'est un style bien précis qui mérite ses lettres de noblesse.
> Troisièmement, sur Castalie, même si les propos tenus dans les articles sont parfois extrêmes ou assez durs, à double sens ou sous forme d'humour noir, les discussions contradictoires y sont toujours agréablement appréciées en commentaires.
> Donc, critiquer l'avis des auteurs d'articles de Castalie, avec de bons arguments, OK, c'est même très apprécié des lecteurs dont je fais partie, mais lancer des "piques" désagréables, ça ce n'est pas très chouette et casse l'ambiance.
Voilà, je tenais juste à dire ça, à présent je vais aller visiter ton site ;-)

Alexandre > Stephen King est génial, pour un tas de raisons, dont la première est que l'on comprend tout ce dont il parle sans devoir réfléchir, waouw ! lol, morte de rire, en fait je suis incapable d'être objective car j'adore les mondes imaginaires complètement déments de King, on se croirait parfois dans mon cerveau tellement c'est fou, enfin bref, là je suis plongée dans la relecture de "la tour noire" depuis des semaines et donc à côté de mes pompes, les romans de Stepen King rendent dingue ! J'ai bien envie de tenter de te convertir, que dirais-tu de commencer par tenter de lire "Shining" ? Non ? Vraiment pas ? Bon, j'aurai tenté le coup !

Ce que je peux causer parfois, pfff aller je laisse Castalie en paix ...
Bonne soirée si tu passes par ici.

Cyril Malka 28/08/2005 12:25

Lorsqu'on considère Dumas comme "roman de gare" et que ni King ni ce genre de roman n'interesse le lecteur, je ne vois vraiment pas l'intérêt de se mettre à lire le roman en question. Je me passerai de commentaires pour les personnes s'étant "forcées" à lire ce livre pourri ou ignoble etc... Personnellement, lorsque je trouve un livre ennuyeux, je laisse tomber et je passe à autre chose. On n'est plus en période d'examen où on est obligé de lire certaines oeuvres, si?

Un peu de maturité que diable!

Pour ce qui est de la comparaison avec Eco, celle-ci est également hors de proportion et déplacée: Eco, dans "la pendule de Foucault" se moque de ce genre de théorie de conspiration doù la morale du livre: Si on y croit suffisamment, c'est vrai. Alexandre compare ici les poires et les bananes. J'appelerai cela un manque de discernement.

Le da Vinci code est un de ces romans de conspiration et théorie fantasque.

Je l'ai lu en trois jour (en VO), et je l'ai trouvé rapide à lire, sympa et amusant. J'ai bien aimé resoudre les énigmes en même temps que le héros.

Ce n'est, en effet, pas de la litterature mais un polar détendant et en faire une critique littéraire revient, pour moi, à prendre San-Antonio au sérieux et analyser si Patrice Dard est mysogine ou pas.

Un critique littéraire du da Vinci code faite par une personne n'aimant pas ce genre de livre est à peu près aussi fiable qu'une critique du dernier disque de Magma fait par une personne supportant mal le jazz et devrait être prise comme telle.

Maintenant, que quelques illuminés y croient... On ne peut rien y faire... Il y en a bien qui suivent Raël.

Pour ce qui est du commentaire d'Eric (juste avant le mien), Angels and Demons n'est pas "les même ficelles que le da Vinci code", c'est en fin de compte l'inverse. Angels and Demons est sorti bien avant le da Vinci. Il a seulement été traduit plus tard (le lecteur attentif lira d'ailleur en début du da Vinci qu'on parle de l'affaire précédente).

Le da Vinci est un bon polar amusant avec un complot intéressant et amusant et il faut le prendre comme tel, et non comme un livre qui va changer le monde.

Eric 25/08/2005 17:18

Je suis en train de lire la "suite" Anges et Demons...
Memes ficelles que le 1er, meme histoire...
Mais etant donne que je le lis en anglais, j'apprecie particulierement que les phrases soient directes et simples ! :-)

Eric 25/08/2005 17:18

Je suis en train de lire la "suite" Anges et Demons...
Memes ficelles que le 1er, meme histoire...
Mais etant donne que je le lis en anglais, j'apprecie particulierement que les phrases soient directes et simples ! :-)

Chris 18/08/2005 23:58

J'attends toujours un peu avant d'acheter un livre d'autant plus qu'il est recommandé. J'ai en effet été souvent déçue d'acheter un livre qu'on encenssait et que je me forçait à lire jusqu'au bout pour voir si vraiment j'était normale de ne pas apprécier. Donc après avoir lu votre article et les commentaires qui suivaient je suis vraiment contente de ne pas avoir perdu mon temps. Je vous en remercie vivement.

ania 15/08/2005 14:04

Je suis bien d'accord avec toutes les critiques énoncées. J'ai eu un mal fou à finir ce livre qui me tombait des mains. Mais j'ai persévéré: devant un tel succès,je voulais tester jusqu'au bout!
L'auteur de l'article a bien du mérite, car lui, non seulement il a lu ce maudit pavé, mais, en plus, il le commente avec des remarques précises et des arguments historiques!
C'est faire trop d'honneur à ce Monsieur Brown qui se fiche du monde.

la rouge 16/06/2005 15:50

je viens tout juste de trouver ce site et la critique du da vinci code !!
bravo !! bravissimo !!
je suis deux cent pourcent d'accord avec cete critique !!
heureusement qu'il y a des lecteurs comme vous !!
la rouge

céline 29/05/2005 21:42

C'est vrai que ce bouquin est bidon. Moi qui aime les livres bien écris qu'on a jamais envie de lacher c'etait très très lourd.
Enfin j'l'ai fini vu que je l'avais acheté!
C'est un livre pour tite fifi ca
Céline

Cécile 08/05/2005 12:14

Eh bien... déja que le style de Van Cauwelaert (qui n'est pas exécrable, mais s'auto-imite au bout d'un moment) m'a agacée au deuxième ouvrage (meme si l'"Apparition" m'avait plu), je crois que ce "Da Vinci Code" me rebutera rien que pour son style, alors. Moi qui voulais tenter l'experience pour ne pas mourir idiote...Mais s'il est bien un truc qui m'arrete dans un bouquin, c'est le fait qu'il soit mal écrit. Et d'après ce que tu en dis et ce que tu cites, ça m'a bien l'air d'être le cas...si jamais je tente l'experience, je te donnerai mon avis sans faute!

Farfouille 15/04/2005 15:01

Enfin, je l'ai lu en entier !!!

Et je dit un grand MERCI à Dan Brown !!!

Oui oui, je lui dit bien merci ! Depuis 3 semaines, chaque soir, je me couche avec ce Monsieur et je peux vous assurer que jamais je n'ai eu un aussi bon livre de chevet !
On m'a bien conseillé de tenter de lire la Bible, il paraît que pour s'endormir c'est l'idéal ... mais je vous assure que le "Da Vinci Code" est parfait ! En effet, il a vraiment toutes les qualités d'un très très bon livre de chevet, qui doit, bien entendu, vous permettre de trouver un bon sommeil rapidement.
A la lecture de ce livre, jamais, à aucun moment, je n'ai ressenti cette petite pointe d'adrénaline qui fait accélérer la lecture, qui fait se demander ce qu'il va arriver, qui fait oublier le temps passé à lire, jamais !
Toutes les "soit-disant" énigmes étaient tellement ... tellement ... je ne trouve pas le mot pour le décrire, je cite un exemple : si l'on associe "sphère" et "Newton", sincèrement, vous pensez à quoi ? Et bien toutes ces énigmes sont aussi compliquées, de plus, il faut un nombre incalculable de pages au "héros" de l'histoire pour en trouver le sens ! Alors bon, franchement, même si au départ l'idée et la trame de l'histoire auraient pu faire un très bon roman, c'est quoi cette façon de tout dévoiller à l'avance, c'est quoi cette façon de prendre le lecteur pour un idiot au point de répèter et re-répèter des choses tellement évidentes qu'elles n'avaient même aucune raison d'être citées ! Heureusement que j'ai l'édition illustrée, au moins j'ai pu, en cours de lecture, me distraire avec ces jolies photos.
Bref, aucune intrigue car ce livre explique tout au fur et à mesure ou donne des indices tellement gros et répètés tant de fois que c'est pareil que si l'on le disait clairement.
Alors quoi ? Il se veut quoi ce livre ?
Pour moi ce n'est pas un roman (qui a parlé de thriller ? j'en rigole !) et encore moins un livre historique, je le perçoit juste comme une suite de phrases qui au bout du compte racontent une histoire, sans passion dans la narration, juste une suite de phrases explicatives.
Certains passages sont particulièrement savoureux, lorsque Alexandre nous cite le passage du pull-over, pourquoi nous frustrer de la phrase qui précéde cette description très imagée ?
Je vous l'offre :

"Langdon crut un instant que le commissaire allait faire une attaque. La mâchoire de Fache s'était immobilisée au millieu de sa phrase. Ses yeux écarquillés et légèrement exorbités regardaient par-delà l'épaule de l'Américain."

N'est-ce pas parfait cette description ? J'adore !!!

Quant au PHI, j'ai commencé par zapper les deux pages, j'y suis ensuite revenue, bon, passont, Alexandre a tout dit :/

Comme je voudrais tout de même voir si ce livre a été écrit dans un but totalement commercial ou si ce Monsieur peut écrire autre chose, je vais également lire "Anges et Démons" ... mais pas tout de suite (je suis maso mais pas trop) !

En attendant, je vais me distraire en lisant "comment voyager avec un saumon", cela va peut-être me réconciler avec Eco que j'ai, j'ignore pourquoi, prit en grippe il y a 20 ans, si son style d'écriture passe avec ce livre léger, j'ai déjà préparé "L'île du jour d'avant" ... et j'ai aussi prévu de lire "Club Dumas" d'Arturo Pérez-Reverte, que mon conseiller littéraire préféré m'a chaudement recommandé. Et "La Règle de quatre" est également là, sur mon bureau .... ainsi qu'une vingtaine d'autres bouquins que j'aimerais lire :/
Décidément, je dois absolument passer moins de temps sur le net !

Quelqu'un qui a aimé le "Da Vinci code" pourrait'il en faire l'éloge ???
C'est vrai quoi, il ne faut pas que des critiques négatives si l'on veut vraiment se faire une idée !!!

Jean Yves ALT 07/04/2005 15:12

SUR LA LECTURE : réflexion à partir de Da Vinci CODE de Dan BROWN
...En revanche, Da Vinci Code signe bien le triomphe absolu du cinéma américain et du jeu électronique dans la littérature...

patrice 06/04/2005 21:27

livre nul, qui se vend bien. A quoi bon chercher autre chose?Si des gogos ont cherché à faire dire n'importe quoi à l'HISTOIRE, je leur conseille de lire la suite. Quant au livre lui - même, habitué à des auteurs "serieux" dans ce style, j'ai eu du mal à le commencer,et, c'est du "cousu de fil blanc" pour moi. Liser plutôt le club dumas, c'est plus rigolo......

Fabrice 27/03/2005 15:29

Pas d'accord Remy. Le trajet en smart & en taxi dans paris me semble correct.
Ils sont a coté des Champs Élysée. Elle décide de se diriger vers une gare. Saint Lazare me semble tout indiqué. De là ils prennent un taxi qui les fait remonter rue de Clichy, pour sortir de Paris au plus vite. Ça tiens toujours. Ensuite direction Rolland Garros. Passer par le Bois de Boulogne n'est pas un mauvais choix. Par contre, tout taxi un peu malin saura tout de même éviter d'infliger à ses passagers le passage par les rues chaudes du bois. Mais nous mettrons ceci sur le compte de la licence artistique.

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