« Le visage belge ou plutôt bruxellois, obscur, informe, blafard ou vineux, bizarre construction des mâchoires, stupidité menaçante. La démarche des Belges, folle et lourde. Ils marchent en regardant derrière eux, et se cognent sans cesse [
]
Affreuse laideur des enfants. Pouilleux, crasseux, morveux, ignobles. Laideur et saleté. Même propres, ils seraient encore hideux.
Peuple siffleur et qui rit sans motif, aux éclats. Signe de crétinisme. Tous les Belges, sans exception, ont le crâne vide [ ]
Pas de femmes, pas d'amour. Pourquoi ? Pas de galanterie chez l'homme, pas de pudeur chez la femme. La pudeur, objet prohibé, ou dont on ne se sent pas le besoin. Portrait général de la Flamande, ou du moins de la Brabançonne. (La Wallonne, mise de coté, provisoirement.)
Type général de physionomie, analogue à celui du mouton et du bélier. Le sourire, impossible, à cause de la récalcitrante des muscles et de la structure des dents et des mâchoires. Le teint, en général, blafard, quelques fois vineux. Les cheveux jaunes. Les jambes, les gorges, énormes, pleines de suif. Les pieds, horreur !
En général une précocité d'embonpoint monstrueux, un gonflement marécageux, conséquence de l'humidité de l'atmosphère et de la goinfrerie des femmes. La puanteur des femmes. Anecdotes. Obscénité des dames belges. Anecdotes de latrines et de coins de rue. Quant à l'amour, en référer aux ordures des anciens peintres flamands. Amours de sexagénaires. Ce peuple n'a pas changé, et les peintres flamands sont encore vrais.
Ici, il y a des femelles. Il n'y a pas de femmes [ ]
Il est difficile d'assigner une place au Belge dans l'échelle des être. Cependant ont peut affirmer qu'il doit être classé entre le singe et le mollusque. Il y a de la place [ ] A quel échelon de l'espèce humaine ou de l'espèce simiesque placer un Belge ? [ ]
La Belgique est un bâton merdeux ; c'est là surtout ce qui crée son inviolabilité. Ne touchez pas à la Belgique ! [ ] »
(Charles Baudelaire, Pauvre Belgique, vers 1864-1866)
« Encore les Belges. Pétition à signer. Ces banlieusards de la littérature française ont eu l'étonnante idée de donner le nom de Paul Verlaine à un square situé au devant de la prison de Mons où le poète a passé dix-huit mois. C'est trop beau. Il y a des jours où je me demande si la Belgique existe réellement, si elle n'a pas été inventée. »
(Léon Bloy, Journal, 2 février 1910)
Avec de telles descriptions, chouette, on aura encore la paix longtemps :P
Je suis Wallone, ouf, j'échappe au pire !!!
Pour les mecs, oui, c'est à peu près ça ! Bien vu !
Pour les enfants, ben oui, mais c'est comme partout, ça !!!
Merci Monsieur Baudelaire !
C'est grave docteur ???
(o%
Si oui, je te propose cet extrait, d'un auteur contemporain qui plus est !!!
"""Les spécialistes des symboles avaient souvent fait la remarque que la France - Pays des machos coureurs de jupons et des souverains aussi impétueux que bas sur pattes, de Pépin le Bref à Napoléon - n'aurait pas pu choisir d'emblème plus approprié que ce phallus de trois cent mètres."""
Parlant bien entendu de la Tour Eiffel,
Dan Brown dans le "Da Vinci Code"
Pour les Belges férus de revanche, je conseille Schopenhauer, qui ne nous aimait que peu, nous Français...
au fond, la description de Baudelaire est celle d'un observateur externe... Il montre bien que ses observations ne sont basées que sur des apparences, et qu'il n'a parlé à aucun belge... :-)
il a du être vexé par une ou l'autre belge avant d'écrire ce pamphlet...
Non, c'est bien envoyé. Je ressens cette laideur au quotidien quand je marche dans les rues sinistres de Bruxelles. Je lis et je relis son texte, et vraiment je n'ai rien à redire, c'est parfait !
Merci pour votre blog, en tout cas.