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Par Alexandre

« Les bals publics. — Dieu merci, il n'y en a pas sur tout le territoire de la commune de Guenrouët. C'est pour moi une très grande joie de féliciter et de remercier tous les aubergistes de la paroisse de leur esprit chrétien. Mais il y en a chez les voisins et, on doit le dire à la honte du chef-lieu de canton (Saint-Gildas-des-Bois), ils n'ont pas eu de relâche un seul dimanche de carême. C'est pour toute la région une honte et un scandale.

Mais, à ces bals, il ne vient pas que des jeunes gens et des jeunes filles du chef-lieu de canton, il en vient aussi des environs et même de Guenrouët. Aussi je me vois dans l'obligation de promulguer à nouveau certaines sanctions que j'avais prises il y a déjà quelques semaines et que je pensais bien laisser retomber définitivement dans le néant faute d'objet. J'espère que cette fois encore, le simple énoncé de ces sanctions produira l'effet attendu. Les voici:

  • Tout jeune homme et toute jeune fille qui, à partir d'aujourd'hui, fréquentera, même une seule fois, une salle de bal public, sera exclu de nos oeuvres religieuses;
  • Tout jeune homme et toute jeune fille qui fréquentera habituellement ces bals sera privé des honneurs ecclésiastiques soit pour le mariage, soit pour la sépulture. »

(L'Indicateur paroissial de Guenrouët (Loire-Inférieure), 3 avril 1938)


« Les bals qui se donnent de jour sont moins dangereux que ceux qui ont lieu la nuit. On sait les périls de l'obscurité. Les danses qui ne se prolongent pas très avant dans la nuit sont moins dangereuses que celles qui ne se terminent qu'au petit jour. »

(F.A. VUILLERMET, Les Catholiques et les danses nouvelles, 1924)


« Le bal est un cercle dont Satan fait le centre, et ses diables en font la circonférence. »

(César DE ROCHEFORT, Dictionnaire général et curieux, article "Bal", 1685)


« Oui, mères de famille qui m'écoutez, il vaudrait mieux que vous conduisiez vos filles dans les lieux de prostitution que de les conduire au bal, parce que les grandes fautes sont presque toujours suivies d'un grand repentir. »

(Un missionnaire de 1820, cité in Collin de Plancy, Anecdotes du dix-neuvième siècle, 1821)

Jeudi 10 mars 2005 4 10 /03 /Mars /2005 00:00
- Publié dans : Ab Absurdo - Ecrire un commentaire
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