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Par Alexandre

« La vieille fille chrétienne est l'ange qui compense et répare dans la société l'obscène anomalie du vieux garçon. [...]

Les vieux garçons sont un fléau social. Le vieux garçon est à la vertu sociale ce que le chien enragé est à la santé publique : il sème à travers le monde toutes ses contagions. La seule différence consiste en ce qu'il est quelquefois bien élevé : il en résulte que les faibles ne pensent pas à s'enfuir quand il est là. [...]

Bon nombre de philosophes du XVIIème siècle ; beaucoup de révolutionnaires, et parmi eux Robespierre et Marat, presque tous les écrivains pornographes de notre siècle, et tous les singes, sont vieux garçons. »

(Abbé Henry BOLO, Les Mariages écrits au ciel, 1892)


« Ne l'oublions pas, les vierges au foyer, comme sainte Geneviève, leur patronne, ont nom : Bouche du ciel et Fille du paradis.

Le monde les appelle ironiquement : les vieilles filles. Le monde se trompe. [..] Nonagénaires, leur coeur a toujours vingt ans. Elles sont les jeunes filles de l'âge mûr, le printemps prolongé, les fleurs odorantes du Mont-Blanc. »

(Léon RIMBAULT, Les Vaillantes du devoir, 1907)


« La vraie vieille fille est toute joie, tout entrain. Le rire perle à ses lèvres ; et elle chante encore à soixante ans. [...]

Au point de vue social et religieux, de nos jours surtout, le rôle de la vieille fille a singulièrement grandi ; et son utilité, incontestable dans le temps passé, se transforme par la suite des événements en une sorte de nécessité. »

(Abbé Louis MUZAT, Les Vieilles Filles, 1909)

Samedi 5 mars 2005 6 05 /03 /Mars /2005 00:00
- Publié dans : Ab Absurdo - Ecrire un commentaire
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Commentaires

Ne perdons pas de vue que la principale utilité de la vieille fille c'est de faire disparaître le vieux garçon. :P
Commentaire n°1 posté par Francisek le 05/03/2005 à 04h14
Une Vieille Fille, c'est la veuve d'un célibataire - Grello
Commentaire n°2 posté par Morpheus le 05/03/2005 à 14h19
À l’époque des extraits cités, se marier était sinon imposé par la société, au moins une nécessité : dans une économie encore très rurale, filles et garçons célibataires, n’avaient pas de place. À la ferme, le travail était réparti sur les deux sexes par complémentarité. Les jeunes filles se mariaient très tôt souvent entre 16 et 18 ans ; et qui plus est, après 25 ans, elles n’avaient plus aucun espoir de trouver un mari. Les jeunes filles célibataires étaient encore moins bien vues que les vieux garçons car on considérait qu’elles n’avaient pas rempli leur « devoir »...
Commentaire n°3 posté par Jean Yves ALT le 06/03/2005 à 15h41

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