Index

undefined
Petite Bibliothèque
de Curiosités


Index

Recherche

Par Alexandre

« L'instruction rend l'ouvrier orgueilleux; elle lui permet de fausser ses idées dans des livres pervers, et de dépraver son coeur dans la lecture des romans; elle le dégoûte du métier; elle lui inspire la haine des supériorités, et le pousse dans toutes les aventures.

C'est un fait de statistique que la population des villes est, en France, la moins morale, et celle qui donne les plus grandes craintes pour l'ordre social. Cependant elle sait lire, écrire et compter. »

(R. P. AT, Saint Joseph ou la Question ouvrière d'après l'Évangile, 1876)


« En général, et à moins que votre fils ne se signale par des dispositions extraordinaires, je vous engage à l'élever pour une profession analogue à la vôtre, en consultant son inclination ; c'est-à-dire à en faire un ouvrier.

C'est un travers aujourd'hui trop répandu que de faire quitter à un enfant la charrue, l'établi, la forge, pour le préparer par une éducation coûteuse à une profession libérale. »

(Th.-H. BARRAU, Conseils aux ouvriers sur les moyens qu'il ont d'être heureux, 1850)


« N'est-ce pas les ouvriers les plus instruits et qui gagnent le plus qui sont tout à la fois et les plus déréglés dans leurs moeurs et les plus dangereux pour la paix publique?

[...] je dis qu'il faut bien regarder avant d'étendre démesurément, partout, l'instruction primaire, et surtout avant de lui donner une extension plus grande qui n'est pas sans graves dangers... Lire, écrire, compter, voilà ce qu'il faut apprendre; quant au reste, cela est superflu.

Je demande formellement autre chose que ces instituteurs laïques dont un grand nombre sont détestables ; je veux des Frères, bien qu'autrefois j'aie pu être en défiance contre eux ; je veux encore là rendre toute-puissante l'influence du clergé; je demande que l'action du curé soit forte, beaucoup plus forte qu'elle ne l'est, parce que je compte beaucoup sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici pour souffrir. [...]

Je dis et je soutiens que l'enseignement primaire ne doit pas être forcément et nécessairement à la portée de tous, j'irai même jusqu'à dire que l'instruction est, suivant moi, un commencement d'aisance et que l'aisance n'est pas réservée à tous.

(Adolphe THIERS, Discours, 1850)


« L'instruction primaire est autant dire un mal. Qu'est-ce qu'un homme qui sait lire et écrire, j'entends un homme qui ne sait rien de plus? Un animal stupide et présomptueux. »

(Ernest RENAN, Documents inédits, cités par Louis Vié, Renan, la guerre de 70 et la «réforme» de la France, 1949.)


« On a tellement multiplié les brevets d'institutrice, qu'il n'y a pas de plaçes pour toutes les jeunes filles qui en sont pourvues. Que deviennent celles qui n'ont pas de place? Elles tombent dans la galanterie vénale ou dans une affreuse misère, qui les conduit au suicide. »

(Louis PROAL, La Revue des Deux Mondes, 1er mai 1898)

Samedi 26 février 2005 6 26 /02 /Fév /2005 00:00
- Publié dans : Ab Absurdo - Ecrire un commentaire
Voir les 5 commentaires
Retour à l'accueil

{épigraphe}





 

Au Hasard...

Liste complète
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus