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Par Chrystèle
matchpoint Les critiques ont salué ce denier Woody Allen comme le meilleur de sa longue filmographie. Ils n’ont manifestement jamais aimé ses films.

Ici, point de burlesque, point de cynisme et plus guère d’humour. Une facture au contraire très classique. Un drame composé autour de l’adultère, au sein de l’univers très chic de la haute société londonienne. Mais peut être est-ce justement ce que les critiques ont apprécié, voir Woody non plus en juif new-yorkais au cynisme ravageur, mais en européen bon teint ?

Chris, ex-joueur de tennis classé, devenu professeur dans un club très huppé de Londres, profite de l’amitié naissante d’un de ses élèves pour gravir l’échelle sociale. Séduisant la sœur de son nouvel ami, il s’introduit peu à peu dans la high-society. Son beau-père le fait entrer dans sa holding, lui fournit un poste avantageux. Chris réussit. Désormais il occupe un magnifique duplex avec vue sur la Tamise, profite de tous les avantages de sa position. Mais il est tombé fou amoureux de la fiancée de son beau-frère et ami, et ne veut y renoncer. S’ensuit une adultère plutôt sordide. Le scénario s’enlise tandis que le public s’ennuie, attendant son dénouement. Lequel arrive de façon précipitée, alors qu’il aurait mérité meilleur traitement.

Cependant, Woody Allen reste un grand cinéaste, et on admire notamment sa direction d’acteurs. Des personnages réalistes, parfaitement interprétés, notamment ceux de Jonathan Rhys-Meyer et d’Emily Mortimer, Scarlett Johansson est superbe également. Une justesse de ton, un art maîtrisé, ne permettent pas de déconseiller absolument ce film. Mais on regrette sa loufoquerie, sa causticité et son sens du dérisoire.



Jeudi 3 novembre 2005 4 03 /11 /2005 00:00
- Publié dans : Pelliculae - Ecrire un commentaire
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